Qui je suis
Je suis Atmos.
Peintre, musicien, jardinier. Tout ça fait partie du même art.
Une même approche autour de l'invisible qui structure le vivant. Les géométries cachées, les rythmes, ce qui s'organise sous la surface.
Certains me connaissent sous le nom de Tom Dusauvage. Ce nom est né il y a neuf ans dans un lieu qui s'appelait "le Sauvage" ,quand je me lançais dans le maraîchage. Les habitants du village m'appelaient Tom du Sauvage. Ça m'a fait rire, j'ai gardé le nom.
La peinture est arrivée ensuite, j'ai signé mes toiles comme ça. Puis il s'est alourdi, et a fini par ne plus vraiment me correspondre. Ces dernières années ont été un lâcher prise sur cette ancienne identité. Un travail pour arrêter de me cacher. Atmos s'est révélé une nuit d'insomnie. Je l'ai laissé infuser plusieurs mois. Il est resté.
Atmos, c'est l'air, le souffle. Cette couche fine entre le Ciel et la Terre. L'impalpable que j'essaie de toucher dans mon art.
Quel est ton parcours et comment en es-tu arrivé là ?
Mon parcours ne suit pas une ligne droite.
J’ai longtemps exploré les mandalas et la géométrie sacrée, avant de glisser progressivement vers des ambiances plus visionnaires et plus figuratives.
Cette évolution est directement liée à mon propre chemin intérieur, à mes expériences, notamment avec les plantes médecines.
Aujourd’hui, je suis dans une phase de remise en question permanente du pourquoi je crée.
J’intègre de plus en plus de symbolisme, des références à l’alchimie, et d’autres langages visuels. L’important pour moi est d’être toujours surpris par ce qui passe à travers moi pour se manifester sur une toile.
Mon travail évolue en même temps que moi.
Je ne cherche pas à figer un style, mais à rester en mouvement, à laisser l’œuvre continuer à m’apprendre autant que je la construis.
Pourquoi la géométrie et le nombre sont-ils centraux dans ton travail ?
La géométrie, c’est le nombre exprimé dans l’espace. Derrière l’idée d’espace, il y a en réalité des nombres qui s’organisent et s’expriment.
Utiliser la géométrie me permet de rendre visible l’idée qu’un ordre existe derrière l’apparente banalité des choses. Que le monde est codé quelque part. Que sous le chaos apparent, il y a une intelligence à l’œuvre.
Comment le vivant entre-t-il concrètement dans ton travail ?
J’ai toujours été fasciné par l’architecture des plantes, par leur perfection et leur diversité. La géométrie y est partout, mais discrète.
J’utilise les mêmes règles pour construire mes œuvres. Par exemple, la suite de Fibonacci, qui est une base fondamentale du vivant, se glisse dans mes toiles dès que c’est possible : dans le nombre de cercles, de spirales, d’axes, ou dans l’évolution des proportions.
Ça permet d’obtenir quelque chose de vibrant, d’organique, presque vivant. Comme la nature elle-même.
D’ou vient ton intérêt pour la numérologie ?
Ma curiosité sur ce sujet a démarré d’un constat assez simple.
Au fil des expositions, je voyais revenir la même chose : certaines personnes étaient attirées par une œuvre presque malgré elles. En discutant avec elles, j’ai découvert que les nombres glissés dans mes compositions faisaient écho à leur propre numérologie.
Une attirance plus forte avait lieu.
J’ai pu constater ça a plusieurs reprises, ce qui m’a poussé à m’intéresser plus en profondeur à la numérologie.
Qu’est-ce que Soul Symbol et comment ce projet est-il né ?
Soul Symbol est né d’une collaboration avec Verena ma partenaire, artiste et astrologue.
L’idée a été de croiser astrologie et numérologie, d’en extraire l’essence, puis de traduire cette lecture sous forme visuelle.
Un symbole unique, créé à deux, qui synthétise des informations complexes en une forme simple, lisible et parlante.
Ce n’est pas une vérité figée, mais un support de compréhension, un point d’ancrage visuel que la personne peut ensuite porter, intégrer, faire évoluer avec elle.